«Je cherche parmi eux un
homme…qui se tienne à la brèche devant moi» (Ezechiel 22:30)
La
Croix de Jésus-Christ
« Car
la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour
nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu » (I Corinthiens 1, 18.)
« Pour
ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de
la croix de notre Seigneur Jésus–Christ, par qui le monde est crucifié pour
moi, comme je le suis pour le monde. » (Galates 6, 14.)
Ces
expressions qu’emploie l’apôtre Paul s'entendent rarement aujourd’hui dans les
milieux évangéliques. Pourtant, la lecture des épîtres dont elles sont
extraites nous fait comprendre qu’il s’agit là du point central de la foi de
l’apôtre et du message que Paul annonçait inlassablement. Un autre
exemple : « Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous
autre chose que Jésus–Christ, et Jésus–Christ crucifié » (I
Corinthiens 2:2).
Que veut-il
nous dire ? Quelle est cette réalité qui avait tellement marqué la vie de
Paul ?
La Croix de
Jésus-Christ n’est pas un morceau de bois ou un symbole que nous arborons mais,
d’abord, le résultat efficace de l’œuvre de notre Seigneur. On parle parfois de
l’aspect « objectif » de la Croix dans ce cas, puisqu’il s’agit
d’abord de ce que notre foi peut contempler de ce que le Seigneur Jésus a
accompli une fois pour toute.
C’est, bien
sûr, avant tout, l’œuvre salvatrice de Christ sur laquelle il y a beaucoup à
dire mais nous ne pouvons dans ces lignes explorer tout ce trésor de la Grâce
(l’expiation, la propitiation, la rédemption…) tant il y a d’aspects
complémentaires et indispensables dans le « Tout est
accompli ! » de notre Seigneur.
Ce qu’il faut
souligner ici c’est que le Seigneur de gloire a dû être crucifié comme le dit I
Corinthiens 2, 8 : « sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle
n’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur
de gloire. »
Paul
annonçait avec force ce message qui affirme qu’il a fallu que Dieu vienne
mourir dans la chair pour notre salut. Est-ce le message que nous
annonçons ?
La mort
rédemptrice du Seigneur pour les pécheurs est elle le centre de notre
prédication ? Avons-nous conscience de l’horreur du péché aux yeux de
Dieu, de son extrême gravité et de son caractère si intolérable qu’Il ait dû,
dans Son amour éternel, faire passer sur le Fils le châtiment qu’aucun homme ne
pouvait supporter ? Ou annonçons-nous un Evangile plus doux et moins
brutal ?
Mais la Croix
de notre Seigneur Jésus a aussi, dans son aspect objectif, une autre signification
: ce que nous appelons parfois l’œuvre représentative de notre Seigneur.
Ceci veut
dire que notre Seigneur, en mourant sur le bois où il fut maudit représentait
notre humanité déchue, pécheresse et inacceptable à Dieu.
Il
représentait toute la race d’Adam sur laquelle le Seigneur ne peut prononcer
qu’un verdict de mort car elle a démontré, au travers des âges que rien de bon
ne pouvait en provenir (ce que Paul dit si fortement en Romains 7 :
« Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est–à–dire
dans ma chair »).
C’est
pourquoi Il est appelé dans I Corinthiens 15:45 : « le
dernier Adam » (celui qui met un terme à cette lignée). Christ pendu
sur le bois représente le jugement de mort sur ce qui peut provenir de l’homme
issu de la longue lignée adamique.
Et ce qui
provient de cette nature adamique ne saurait plaire à Dieu et ne peut en rien
servir à l’œuvre de Dieu. Mais Christ est ressuscité, comme l'annonce
magistralement Paul dans Romains 6, afin que « comme Christ est
ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous
marchions en nouveauté de vie ».
De même qu’Il
met un terme à la race déchue, de même Il inaugure une nouvelle race (sous le
nom de « second homme » dans I Corinthiens 15, 47) et
Dieu met tout Son plaisir dans ce nouvel Homme ;
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Ces traités sont
publiés à l’initiative d’un certain nombre de chrétiens et de responsables
d’églises locales venant de divers horizons. Ils sont destinés à contribuer au
ressaisissement dont nous avons tous besoin en ces temps de confusion. Il ne
s’agit pas de défendre un courant ou un enseignement particulier, mais
d’adresser un appel à «se tenir sur la brèche» ensemble pour donner l’alarme et
reconstruire comme aux jours de Néhémie.
Les publications,
cassettes ou CD proposés sur le site Internet n’ont pas la prétention de
remplacer ou de faire mieux que la bonne littérature chrétienne existante,
simplement d’apporter une contribution à ce réveil que nous appelons de nos
vœux.